A PROPOS
Comment en es-tu venu à la photographie argentique ? Y a-t-il eu un déclic, une rencontre, ou une image qui t’a marqué ?
Vers l’âge de 15 ans mon père m’a offert un livre sur la technique photographique puis mon premier matériel de laboratoire pour tirer mes premières images.
Peux-tu nous décrire ton laboratoire ? Quel équipement utilises-tu pour tes tirages, et pourquoi ces choix ?
Il tient en une pièce vaste dans un grenier aménagé pour cet usage. Une grande table haute au centre permet les travaux de finition (repiquage, encadrement, …). Au plafond, de grands panneaux de LED à intensité variable éclairent généreusement la chambre noire ponctuée par des éclairages inactiniques. D’un côté se tiennent les agrandisseurs dont un capable d’accueillir des négatifs 4×5″. De l’autre côté, un grand évier pour les cuvettes de traitement des papiers et le développement des films. Un poste informatique permet aussi la numérisation des négatifs si besoin.
Comment se passe une collaboration typique ?
Je me mets au service du photographe. Nous parlons, construisons un vocabulaire commun pour traduire son propos sur le papier. C’est l’image du photographe que je dois interprêter sous l’agrandisseur en respectant l’original qu’est le négatif. Le photographe peut être présent lors du tirage s’il le souhaite.
Proposes-tu des conseils ou un accompagnement en plus du tirage ?
Toujours. Quand un photographe me propose de faire ses tirages, je cherche d’abord à saisir son intention artistique, non pour m’y conformer aveuglément, mais pour trouver une solution technique qui respecte sa vision. Un tireur n’est pas un simple exécutant : il apporte sa touche personnelle aux détails, tandis que le photographe définit les grandes lignes. Notre collaboration repose sur un échange progressif — quelques essais, des discussions, des ajustements
Un(e) photographe qui t’inspire ? Pourquoi ?
Sabine Weiss, parce qu’elle maitrisait toute la technique et surtout pour son humanisme.
